Je reconnais fort bien ces symptômes que j’ai déjà maintes fois ressentis.Lorsque ça fait plus d’une semaine qu’en me levant je me dis « Merde, faut que je me rende au travail et aujourd’hui j’ai vraiment pas envie ! », ça veut dire qu’il est temps de démissioner.
Mais j’ai pris les devants et j’ai déjà commencé ma recherche d’emploi depuis quelques temps (et les résultats se font assez vite ressentir).
L’avantage de vivre dans une telle société, c’est que comme on sent bien que l’employé est une denrée jetable, ledit employé n’a en retour aucun remord à s’en aller subitement.
Je me rappelle que dans une autre vie je prenais toujours la précaution de prévenir six mois à l’avance de mon intention de partir, même si mon statut nécessitait un préavis légal de trois mois (une éternité, je vous le concède, mais une bonne protection du salarié en période difficile).
Ici c’est beaucoup plus simple, l’employeur se fout de savoir
s’il te fout dans le merde en te disant que demain c’est plus la peine de venir, alors moi je me fous de savoir s’il est dans la merde [1] en lui disant que demain c’est pas la peine qu’il s’attende à me voir.
Les deux mondes ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. Alors il faut en profiter quand c’est à son avantage.
Ben oui, on s’adapte.
[1] Mais il faut relativiser, le rapport de force est nettement en faveur de l’employeur, qui sera vraiment moins embêté que l’employé remercié subitement.
okmijn2002